Sport et sophrologie: le duo qui gagne!

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Conçue par le neuropsychiatre Alfonso Caycedo en 1960, la sophrologie est utilisée par de nombreux sportifs pour améliorer leur concentration, gérer le stress ou surmonter la peur d’une blessure. Entre préparation mentale et récupération physique, quels sont les piliers de la sophrologie sportive ?

Technique thérapeutique agissant à la fois sur le corps et sur le mental, la sophrologie a comme finalité le mieux-être et l’activation de tout le potentiel. Médiatisée à la fin des années 1960, la sophrologie sportive a d’abord été appliquée – avec succès – dans les compétitions de ski, puis lors des tournois de tennis. Depuis cette période, nombre de sportifs l’utilisent dans cette fameuse préparation mentale qui est vue aujourd’hui comme une clé indispensable pour réussir en compétition : cette méthode peut être utilisée pour tous les types de sports, individuels ou collectifs. J’ai notamment travaillé avec une gymnaste qui n’arrivait pas à se projeter positivement lors des compétitions, ce qui lui faisait rater la première place du podium malgré son excellent niveau. J’ai aussi accompagné un triathlète qui était envahi par l’angoisse juste avant les départs, explique Marie-Annick Coulon, sophrologue depuis 10 ans.

Parmi ses nombreux bienfaits, la sophrologie est très utile par exemple pour redynamiser mentalement et physiquement un athlète en proie à une certaine lassitude, améliorer la capacité de concentration et d’attention, vaincre ses peurs ou se débarrasser d’un trop plein de stress, l’ennemi numéro 1 des sportifs. Ce qu’on appelle le surstress a de multiples conséquences négatives dans le domaine du sport et pas seulement un effet paralysant : on sait aujourd’hui qu’il participe au rétrécissement du champ de vision, qu’il est source de pensées parasites et d’une mauvaise coordination des mouvements et qu’il peut également créer des tensions musculaires pouvant entraîner des blessures.

Lors des séances, la sophrologie du sport utilise les mêmes techniques qu’en sophrologie classique pour accompagner les sportifs. Grâce à des exercices de relaxation en respiration abdominale réalisés les yeux fermés, les participants atteignent un état modifié de conscience, entre veille et sommeil : grâce à ce niveau de conscience, l’esprit devient plus créatif et le travail sur la pensée positive devient possible, explique Marie-Annick Coulon. Des conseils de respiration, d’étirements musculaires et de visualisation sont alors formulés par le sophrologue. Les séances se pratiquent en postures assises ou le plus souvent debout pour les sportifs, et les techniques utilisées permettent de travailler la préparation en amont mais aussi l’accompagnement durant et après l’épreuve.

Durant la phase de préparation, le sophrologue travaille sur le développement du schéma corporel grâce notamment à des exercices de visualisation et de respiration. Le sportif redécouvre alors son corps à travers les sensations et cela lui permet de travailler sur la concentration, le lâcher prise et la confiance en soi. Dans le cadre du handisport, c’est également le schéma corporel qui est particulièrement travaillé, l’alliance du corps du sportif et de son matériel, que ce soit une prothèse ou un fauteuil roulant, l’enjeu étant de l’intégrer et de la vivre comme une véritable partie du corps.

Dans le cas de l’accompagnement durant l’épreuve, ce sont les techniques de renforcement de la motivation qui sont le plus usitées. Enfin, en phase de récupération, le sophrologue accompagne le sportif dans l’analyse de sa performance : apprendre au sportif à mieux respirer, cela permet d’améliorer sa concentration et sa confiance en soi. En sophrologie on apprend aussi aux sportifs à gérer toutes leurs émotions, dont celles négatives. On travaille notamment sur l’acceptation de la douleur et de la défaite, explique Marie-Annick Coulon, ce qui permet de le remotiver pour reprendre l’entraînement et la compétition.

D’une façon générale, la sophrologie permet de se recentrer sur ses choix de vie personnelle, de redéfinir ses priorités, et de vivre le sport comme ce qu’il devrait être : une passion.

Source : Fédération sportive et culturelle de France :  https://www.fscf.asso.fr/

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